Face au développement de ce nouveau système de paiement, les gouvernements n’ont pas tous un comportement répressif. La Chine et la Russie représentent la ligne dure. Mais l’Allemagne et la Suède préfèrent accompagner le développement du bitcoin, en taxant ce qui est possible et en laissant les citoyens investir dans cette monnaie à leurs risques et périls. En France, le débat est en cours. Mais à première vue, rien n’empêche la France d’être  » bitcoin freindly « .

En effet, pour l’instant, l’univers bitcoin est trop petit pour fragiliser notre système de paiement : il représenterait 0,3 pour mille du PIB français. Par ailleurs, le bitcoin est considéré, dans les hauts lieux de réflexions, comme une innovation financière. Comme l’expliquait récemment un spécialiste lors d’une table ronde au Sénat :  » iI s’agit d’un secteur nouveau qu’il nous faut mieux comprendre. A cet égard, la France semble en retard, ce qui n’est pas nouveau : Paypal, par exemple, n’est pas installé en France, même si des initiatives récentes des banques françaises essaient de s’en inspirer. Il ne faut pas rater les nouvelles possibilités, surtout si cela permet de diminuer les coûts de transaction.

Il y a donc encore de l’espoir pour le bitcoin. A condition, bien sûr, qu’une spéculation massive ne vienne pas tout emporter.  » Toute proportions gardée, on est en 1637 au moment de la spéculation sur les bulbes de tulipe « , explique sûr de lui, un expert dépendant du Ministère de l’économie et des finances. Finalement, le plus grand ennemi du bitcoin, c’est lui-même.

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